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Le bambou, purificateur d’eau

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L’évolution de la population mondiale ne cesse de croître, estimée à 8 milliards d’individus en 2025 elle n’épargne pas la quantité d’eau douce disponible par habitant et par an. Le risque d’une pénurie d’eau douce existe bel et bien, entre la moitié et les deux tiers de l’humanité devraient être en situation de stress hydrique en 2025, seuil d’alerte retenu par l’ONU, ce qui correspond à moins de 1700 mètres cubes d’eau douce disponible par habitant et par an…

Dans l’éventail des solutions proposées pour épurer les eaux usées et ainsi produire plus rapidement de l’eau douce, le bambou y a sa place et joue même un rôle de maître en la matière. En effet, les bambousaies offrent de nombreux avantages pour le traitement des eaux usées; au niveau des rhizomes (racines), des micro-organismes minéralisent la pollution et éliminent la majorité des toxines. Les performances d’une bambousaies permettent de réduire les temps de cycle d’épuration, diminuant ainsi les effluents olfactifs, le tout en s’intégrant naturellement dans le paysage.

Ce procédé, aux performances épuratoires reconnues, a le grand avantage de ne nécessiter ni apport énergétique ni apport de produits chimiques. Très économique, car contrairement aux fosses septiques, un terrassement mineur est requis et peu d’entretien est nécessaire, sauf peut-être pour la coupe des chaumes ayant atteint leurs maturités. Ces mêmes chaumes, représentent eux aussi un véritable atout car la biomasse peut remplacer le bois, les tiges peuvent être ainsi utilisées pour de l’artisanat et les fibres pour les produits COBRATEX !

Actuellement en France, des sociétés comme Phytorem et Pocheco mettent en place des procédés d’épuration d’eau via des bambousaies pour des communes, des domaines vinicoles, des industriels, des établissements scolaires, des campings…

2 Comments:

  • Benboo
    21 janvier 2019

    Les bambous ne sont pas les plantes les mieux adaptées pour traiter les eaux usées car :
    – ils nécessitent, de grandes surfaces de traitement et mettent beaucoup de temps à s’implanter lorsqu’ils s’agit de bambousaies géantes
    – ils ne supportent pas (à de rares exceptions près) les excès d’eau permanents qui font pourrir les racines et affaiblissent les rhizomes, notamment en hiver.
    – Le coût des plants est élevé
    – l’entretien sélectif des cannes nécessite de la main d’œuvre qui ne peut être rentabilisée que par une forte valeur ajoutée d’utilisation (artisanat local, …) car elle rentre en concurrence avec des produits ou des bambous d’importation.

    En revanche le roseau phragmite est utilisé couramment pour créer des filtres compacts avec un très bon retour d’expérience depuis une dizaine à une quinzaine d’années.

    • 21 janvier 2019

      Merci Benboo pour vos commentaires et comparaisons.

      Effectivement, le bambou, le roseau et autres plantes ne doivent pas être cultivées dans les mêmes conditions. Une plantation à partir de graines prend incontestablement plusieurs années avant de devenir une « bambousaie géante » et donc significative.

      A noter, pendant toute sa croissance, la quantité de CO2 qu’elle va stocker dans sa biomasse, est significative! 🙂

      Concernant le traitement des eaux, le roseau est effectivement très réputé et le bambou comporte bien des atouts.

      Concernant le coût des plantes, tout dépend du besoin: matière fraîche ou sèche? Ceci impact significativement le prix de transport et donc l’impact de la main d’œuvre sur le coût global. C’est d’ailleurs l’opportunité pour une économie en circuit court voire circulaire.

      Le gros atout du bambou est sa croissance rapide et donc la production important de biomasse en un temps record. De plus, les plantes étant, pour la plupart, des chaumes de grande hauteur, la production de biomasse se fait sur une surface au sol réduite. Ce qui est très positif en terme d’écologie et de développement durable. 🙂

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